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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Bientôt tout ce qu'il y eut en Italie de littérateurs, de poëtes, d'orateurs de quelque talent, d'écrivains élégants et instruits dans tous les genres, accourut à Rome, fut présenté au pape, et reçut de lui un bon accueil et des récompenses. Nous verrons, en parlant de chacun de ceux qui fleurirent alors, qu'il y en eut peu qui n'ambitionnassent et qui n'obtinssent cet avantage. Les arts ne trouvaient pas auprès de lui moins de faveur que les lettres. Il aimait passionnément et cultivait lui-même le plus aimable de tous, la musique. La nature, dit son historien Fabroni 32, lui avait fait don d'une voix douce et tendre, qui, même dans le discours familier, enchantait ceux qui l'écoutaient. Elle lui avait aussi donné une oreille très-délicate. D'habiles maîtres avaient développé ces heureuses dispositions; dès sa première jeunesse il chantait et jouait très-bien des instruments. Il aimait à parler des tons, des cordes, des nombres, des proportions et de toute la théorie de l'art; il avait même dans sa chambre à coucher un instrument sur lequel il s'exerçait et rendait raison des démonstrations qu'il avait faites. Il recherchait et récompensait les savants musiciens et les bons chanteurs, et ce fut auprès de lui, pour plus d'un ecclésiastique, un moyen de fortune qu'une belle voix 33.

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