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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Il ranima l'université de Rome, qu'on avait laissé périr; il y appela de toutes parts les plus habiles professeurs, et lui rendit ses revenus que Jules II avait appliqués aux dépenses de la guerre. Il établit à Rome une imprimerie uniquement destinée aux livres grecs, et dont la direction fut confiée à Lascaris. Ce fut alors que ce savant, qui avait déjà donné à Florence sa belle édition de l'Anthologie grecque, fut en état de publier à Rome d'autres éditions précieuses 29, dans le loisir et avec les secours qu'il dut à la générosité de Léon X 30. Le pape accorda une protection spéciale à l'académie romaine, où se réunissaient la plupart des savants qu'il avait appelés auprès de lui, et dont les assemblées, étrangères au pédantisme du siècle précédent, respiraient la gaîté et l'urbanité la plus aimable. Ses épîtres à quelques-uns de ces savants, dans le recueil de celles du Bembo, et sa correspondance avec le célèbre Erasme, que l'on trouve parmi celles d'Erasme lui-même 31, nous montrent ce pontife, qui semble devenu celui des lettres, sans cesse occupé à favoriser, à honorer ceux qui les cultivent, et à récompenser leurs travaux. Il plaça Béroalde le jeune à la tête de la bibliothèque Vaticane, qu'il enrichit d'un grand nombre de livres et de manuscrits. Il n'épargnait aucune dépense, aucune démarche auprès des puissances étrangères, pour faire chercher dans les pays éloignés, et jusque dans les états du Nord, des livres anciens encore inédits. Les manuscrits étaient déposés dans la bibliothèque pontificale, et l'impression en répandait la jouissance dans tout le monde savant.

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