Note 295 — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Note 295:
(retour)
Dans le prologue d'un de ses romans (
Cligès
ou
Cliget
), on voit qu'il avait traduit d'Ovide, outre ce poëme de l'
Art d'aimer
, la fable de Tantale qui sert aux dieux dans un repas son fils Pélops, et celles de Térée, de Progné et de Philomèle. Voici ces dix premiers vers qui sont une espèce de table des romans que Chrestien de Troyes avait faits ou mis en vers quand il commença celui de Cliget. Le roman qu'il cite au premier vers contient des aventures de chevaliers de la Table ronde, mais ne fait point partie de la grande série des romans dont cet ordre et son chef, le roi Artus, sont les héros.
Cil qui fist d'Eree et d'Enide Et les commandemens d'Ovide Et l'Art d'amors en romans mist, Et le mors de l'espaule fist B, Del roi Marc et d'Ysselt la Blonde C Et de la Hupe et de l'Aronde D, Et del Rossignol la Muance E, Un autre conte recommance D'un varlet qui en Gresse fut Del lignage le roi Artu.
(Manuscrit de la Bibliothèque impériale, fonds de Cangé, in-fol., Nº. 27, fol. 188, verso.)