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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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L'autre source encore plus abondante est l'histoire, non moins fabuleuse, de Charlemagne et de ses douze paladins 260. Ici l'archevêque Turpin est, pour la France, ce que Geoffroy de Monmouth est pour l'Angleterre; mais avec cette différence qu'il n'est même pas vrai que ce Turpin ait jamais écrit. La Vie de Charlemagne et de Roland, qu'on lui attribue 261, contient principalement la dernière expédition de cet empereur contre les Sarrasins d'Espagne, et la défaite de son arrière-garde à Roncevaux, où périt le fameux Roland par la trahison de Gannelon de Mayence. Dans cette Vie, que l'on suppose écrite au neuvième siècle, se trouvent quelques fictions assez conformes à celles de l'histoire de Geoffroy de Monmouth, et qui peuvent avoir la même origine, quoique la plupart tiennent encore plus des contes de la légende que des contes arabes. Mais, outre les apparitions, les prophéties et les miracles de saints, qui sont de la première espèce, on y voit des miracles de la féerie, des armes enchantées, et un géant invulnérable, qui appartiennent à la seconde. L'épée de Roland ne peut être brisée; c'est cette fameuse Durenda, que nous appelons Durandal, ainsi nommée, dit le chroniqueur, à cause des rudes coups qu'elle porte 262; mais le géant Ferragut, à qui il a affaire, ne peut être blessé qu'au nombril. C'est là que Roland a l'adresse de le frapper, et il le tue.

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