Note 259 — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Note 259: (retour) On trouve pourtant dans la même dissertation, p. 61, Taliessin, ancien poëte ou barde, qui est sûrement le même que le Thelesin ou le Teliesin de Pitseus et de Huet, mais qui ne florissait, selon Warton, qu'en 570. Il a laissé un long poëme ou espèce d'ode, intitulée Gododin, en langage qui paraît avoir été celui des anciens Pictes, ou du moins tout-à-fait différent de celui des Welches ou Gallois, et presque inintelligible. Il y célèbre une bataille terrible soutenue contre les Saxons auprès de Cattraeth, où les Bretons furent défaits et périrent tous, excepté trois, dont ce barde était lui-même. Mais ce barde, auteur de chants ou odes, où il célèbre les faits d'armes de son temps, sans fictions et sans inventions romanesques, était-il en même temps historien? A-t-il laissé un livre des exploits du roi Arthur? M. Warton n'en a rien dit; et il lui donne le surnom d'Aneurin A, dont à son tour Pitseus ne parle pas. Du reste, dans toute cette première dissertation, non plus que dans la seconde, ni dans tout l'ouvrage de M. Warton, il n'est nullement question de Melkin.