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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Mais voici un monument dont les Bretons paraîtraient avoir plus de droit de se vanter. Vers l'an 1100, Walter ou Gualter, savant archidiacre d'Oxford, voyageant en France, se procura en Bretagne une ancienne chronique écrite en breton ou en langage armoricain, intitulée: Bruty-Brenhined, ou Brutus de Bretagne. Il apporta ce livre en Angleterre et le communiqua au célèbre Geoffroy de Monmouth 248, bénédictin gallois, très-savant dans la langue bretonne, qui le traduisit en latin. Geoffroy ne dissimule pas, au commencement de son livre, qu'il y avait ajouté, sur le roi Artus, diverses traditions qu'il tenait de son ami Gualter, et que celui-ci avait probablement recueillies, soit dans le pays de Galles, soit en Bretagne 249. Le sujet de cette chronique, dépouillé de tous ses ornements romanesques, est la descendance des princes welches ou gallois, depuis le troyen Brut ou Brutus, jusqu'à Cadwallader, qui régnait au septième siècle. C'était alors une manie généralement répandue chez les peuples de l'Europe, de vouloir descendre des Troyens, et nos anciens chroniqueurs n'ont pas manqué de revendiquer pour nous la même origine 250. Il est impossible de fixer au juste le temps où fut écrit l'original breton de cette histoire; mais de fortes raisons portent à croire qu'elle était faite de plusieurs morceaux composés en différents temps, et qu'ils le furent tous du septième au neuvième siècle 251.

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