Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Ce ne sont point ici les écrivains protestants qu'il faut croire; les historiens catholiques suffisent. N'en croyons même pas Guichardin, qu'on accuse, quoique italien, d'être un historien anti-papiste; il ne faut que le témoignage du grave et impartial Muratori pour nous prouver que le règne de ce chef de la religion romaine ne fut pas seulement l'époque, mais la cause du terrible échec qu'elle reçut. Il avoue 22 les funestes effets du commerce des indulgences dans toute l'étendue de la chrétienté d'occident, et de leur vente publique à bureau ouvert, pour fournir aux jouissances du pontife et à ses profusions toutes mondaines. «Enfin négligeant, dit-il, ce qui devait être sa principale affaire, Léon se mit à vivre tout-à-fait en prince séculier, à tenir une cour d'une magnificence extraordinaire, à se livrer sans cesse aux divertissements, à la chasse, aux festins, à la musique, et à des dissipations qui firent croître à un point excessif le luxe des Romains 23.»