Note 221 — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Note 221: (retour) Gio. Bat. Giraldi Cinthio et Gio. Bat. Pigna. Ce dernier était disciple de l'autre. Leurs deux ouvrages parurent la même année; ils s'accusèrent mutuellement de plagiat. Giraldi prétendit que Pigna, qu'il avait admis non-seulement à ses leçons de belles-lettres, mais à ses entretiens et à ses communications les plus intimes, lui avait pris toutes ses idées. Pigna soutint au contraire dans le début même, ou dans le proœmium de son livre, que l'ayant fait sept ans auparavant, lorsqu'il n'en avait encore que dix-sept, il l'avait confié à Giraldi, son maître; que celui-ci l'avait gardé plusieurs années, en avait pris toute la substance, et avait ensuite usé d'artifice pour tirer de lui, sur le même sujet, une demande à laquelle il avait feint de ne faire que répondre publiquement. Les deux auteurs se brouillèrent sans retour, et Giraldi quitta la cour de Ferrare, où Pigna était en faveur. Le docteur Barotti (Memorie de' Letterati Ferraresi, t. I) avoue qu'il est difficile de discerner, dans deux assertions aussi contraires, laquelle mérite le plus de foi; et Tiraboschi (t. III, part. II, p. 289) range ce fait parmi les problêmes historiques dont on ne trouvera peut-être jamais la solution.