Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Une troisième branche des Gonzague, celle des ducs de Sabionette, ne doit pas être oubliée dans l'histoire des lettres 204 L'un d'eux, nommé Louis, à qui sa valeur militaire avait acquis le surnom très-peu littéraire de Rodomont, ne se distingua pas moins dans la poésie que dans les armes. Outre plusieurs pièces de vers imprimées dans divers recueils, c'est de lui que sont les douze stances à la louange de l'Arioste, que l'on trouve dans plusieurs éditions de l'Orlando. Son fils Vespasien, l'un des plus braves et des plus habiles capitaines de ce siècle, ne fit point de vers, mais il rendit aux lettres et aux arts de plus grands services: il fit rebâtir en entier la ville de Sabionette. Elle fut achevée en peu d'années, et la largeur et l'alignement des rues, l'architecture des maisons particulières, la beauté des temples, la symétrie de la place publique, les statues et les autres productions des arts dont il l'embellit, enfin les belles fortifications dont il l'entoura, excitèrent une admiration générale 205.