Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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François de Gonzague, marquis de Mantoue au commencement de ce siècle, presque toujours enveloppé dans les guerres qui désolaient alors l'Italie, protégea cependant les lettres et surtout la poésie. Frédéric son fils, premier duc de Mantoue, surpassa de bien loin ses ancêtres par son luxe, par les spectacles et les fêtes théâtrales qu'il fit donner à sa cour, et par les édifices somptueux qu'il fit bâtir. Alors les beaux-arts semblèrent naître pour Mantoue, et Jules Romain, fixé par les bienfaits de Frédéric, y répandit toutes les richesses de son génie. Tous les ducs qui se succédèrent pendant le reste de ce siècle, continuèrent à l'envi d'encourager les arts et d'embellir Mantoue. Les gens de lettres et les savants eurent en eux de généreux protecteurs, et souvent même des amis. Le duc Vincent surtout s'honora d'être l'ami du Tasse dans le temps de ses plus grands malheurs 200, et cet illustre infortuné trouva en lui autant de consolations que de secours.