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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note 21 — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Note 21: (retour) 11 mars 1513. Je laisse à l'histoire proprement dite les détails de cette élection, et les motifs qui la décidèrent, et les services que rendit alors à Médicis Bernard de Bibbiena, son conclaviste, et l'heureux effet de cet abcès, qui, selon Paul Jove (Leonis X Vita, liv. III), creva dans le conclave même. Le sage Fabroni n'adopte point ces bruits honteux pour les mœurs du nouveau pape. Il croit de préférence Guichardin, d'autant plus que cet historien n'était nullement ami de Léon X. Guichardin attribue les suffrages qui l'élurent et les applaudissements que reçut son élection au souvenir des vertus de son père, et à la réputation qu'il s'était déjà faite dans toute l'Europe par sa libéralité, par sa douceur et par la pureté de ses mœurs; mérite, ajoute-t-il, qui, dans ces temps où régnait une licence excessive, paraissait non-seulement rare, mais presque unique dans un homme qui n'avait pas encore atteint sa trente-huitième année. Sed nos potissimum Guicciardinio credimus qui ait aditum ad summum pontificatum Joanni patefecisse et plausûs ob adeptum excitasse memoriam paternarum virtutum, et famam quæ omnes regiones peragraverat, ejus liberalitatis, benignitatis, morumque plane castissimorum, quod iis temporibus, in quibus nimia licentia dominabatur, non modo rarum, sed et prope singulare in homine qui nondum compleverat trigesimum octavum ætatis annum, videbatur. (Paul Jov. Leonis X Vita, p. 60.)

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