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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Tout ce qui entourait Alphonse aimait les lettres et les honorait comme lui; son secrétaire et son ministre de confiance, Pistofilo de Pontremoli, était un homme de lettres: il aimait les antiquités, les médailles, dont il avait formé une très-belle collection. Le Bembo, Giraldi, Strozzi, et d'autres auteurs, vantent son goût pour la poésie; et l'on trouve de lui, dans plusieurs recueils, des vers, médiocres à la vérité, mais qui prouvent qu'au milieu des occupations d'un ministère et des distractions d'une cour, il savait réserver quelques moments pour les muses. Lucrèce Borgia, femme du duc, à qui l'on peut reprocher, il est vrai, outre la tache de sa naissance 175, celle de ses mœurs 176, du moins pendant la première partie de sa jeunesse, devenue duchesse de Ferrare, tint sa cour avec autant de décence que de grâce, et se montra protectrice zélée des savants, des gens de lettres, et surtout des poëtes.

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