← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

Reading edition

La race des Sforce et le duché de Milan s'éteignirent en lui. Charles-Quint resté, après la mort de ce prince 158, en possession du Milanais, l'était auparavant du royaume de Naples; rien n'annonce qu'il se soit occupé du progrès des lettres dans ces deux états: elles lui étaient au moins indifférentes; et l'historien Robertson assure même, qu'élevé par ce rude théologien, Adrien d'Utrecht, que nous avons vu figurer parmi les papes, Charles avait annoncé de bonne heure de l'aversion pour les sciences 159. Les vice-rois, ou commandants, qui le représentaient à Milan et à Naples, n'eurent pas tous, il est vrai, la même indifférence ou le même éloignement que leur maître; mais à Naples, le plus fameux de ces commandants, don Pèdre de Tolède, aimait trop l'inquisition pour ne pas haïr les lettres. On sait quels mouvements causa dans le royaume son obstination à y vouloir introduire cet odieux tribunal. Parmi les hommes puissants qui lui résistèrent, on distingue le prince de Salerne Ferrante San Severino 160, protecteur éclairé des lettres, ami et patron d'un poëte alors célèbre, mais depuis éclipsé par la grande célébrité de son fils. Bernardo Tasso, fidèlement attaché à ce prince dans sa disgrâce, y fut enveloppé. Sa ruine et son exil furent, comme nous le verrons dans la suite, les premières infortunes qui assaillirent l'enfance et la jeunesse du Tasse, son fils, destiné à en éprouver tant d'autres.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings