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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Pendant le peu de temps que François Ier. fut maître de Milan, il se fit gloire d'accorder aux arts et aux lettres le même accueil, les mêmes encouragements qu'ils avaient reçus avant lui. C'est là qu'il sentit se développer ces nobles goûts dont la nature lui avait donné le germe; c'est de là qu'il amena en France des savants et des artistes qui firent, pour la nation entière, ce que l'Italie avait fait pour lui; et si quelque chose put dédommager la France des désastres que lui causèrent les inclinations belliqueuses de son roi, c'est que, sans ses guerres imprudentes, le siècle de François Ier. n'eût peut-être pas encore été pour elle le premier siècle des arts. Après qu'il eut perdu le Milanais, et cette fois sans retour, Maximilien Sforce, qui le lui avait cédé et s'était retiré en France, ne recouvra pas ce duché. Ce fut son frère, François-Marie, que Charles-Quint y rétablit 157. Mais l'état précaire où il fut toujours, et peut-être le peu de goût qu'il avait pris pour les lettres dans les agitations où sa famille avait vécu, l'empêchèrent de rien faire pour elles.

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