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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Après lui, le Saint-Siége, devenu, pour ainsi dire, plus glissant et plus mobile que jamais, fut occupé, dans une seule année, par trois papes, qui n'y laissèrent aucune trace que les lettres soient intéressées à chercher 155. Clément VIII, qui le remplit ensuite jusqu'à la fin de ce siècle 156 et pendant le premier lustre du suivant, était un homme d'un esprit élevé, d'une instruction peu commune et d'une rare capacité dans les affaires. Il aima les sciences et les lettres; il éleva au cardinalat un Baronius, un Bellarmin, un d'Ossat, et plusieurs autres qui soutinrent l'éclat de la cour et de la pourpre romaines; mais aucun établissement public, aucun acte de libéralité particulière ne nous recommande sa mémoire, chargée d'ailleurs, comme nous l'allons bientôt voir, du juste reproche d'une usurpation violente et aussi contraire, par sa nature à l'esprit évangélique, qu'elle le fut, par ses suites, à l'intérêt des lettres. Sa conduite, à l'égard de la France, fut mêlée de mal et de bien. Depuis long-temps nos troubles civils et religieux occupaient les souverains pontifes plus qu'il ne l'aurait fallu pour la tranquillité de l'Europe, pour le bien de l'humanité, pour l'honneur même de la religion, ou du moins de la cour de Rome. Clément VIII osa encore, pendant plusieurs années, refuser à notre bon roi Henri IV l'entrée de l'Église où il demandait à être admis. Il l'y reçut enfin, et cessa d'offrir au monde le spectacle révoltant d'un prêtre étranger, osant ou défendre ou permettre à un grand peuple de reconnaître pour chef qui il lui plaît.

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