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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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a dit Voltaire 142; et ces rois, dont il fut le rival, étaient Philippe II, Élisabeth, et notre grand et bon Henri. S'il fut, en effet leur égal en politique, et si l'on peut jamais comparer, sous ce rapport, avec les autres souverains, les papes de ces temps-là, placés dans une position qui leur donnait tant d'avantages, ce n'est pas ce qu'il s'agit d'examiner; mais Rome entière atteste encore aujourd'hui la supériorité que donnèrent à Sixte sur les princes ses contemporains le goût et l'amour des arts, la grandeur de ses idées et sa magnificence plus que royale. Il est vrai qu'Élisabeth, Philippe et Henri régnaient dans des pays où les arts étaient presque ignorés, tandis qu'ils brillaient en Italie depuis près de deux siècles. Il est vrai encore que ces trois monarques ensemble n'auraient pu, en exerçant sur leurs peuples les actions les plus oppressives, disposer de sommes égales aux tributs que la crédulité presque universelle versait alors dans le trésor pontifical pour l'embellissement de Rome. Ces tributs mêmes ne suffirent pas à Sixte V. Il fallut encore qu'il augmentât les charges du peuple, qu'il l'opprimât et qu'il l'appauvrit.

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