Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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L'astronomie et le droit canon lui doivent deux grandes réformes, celles du calendrier romain et du recueil des lois canoniques, connu sous le nom de Décret de Gratien 131. La réforme du calendrier fut provoquée par un homme inconnu, nommé Louis Lilio, né, non pas à Vérone, comme l'a dit Montucla dans son Histoire des mathématiques 132, ni à Rome, comme d'autres l'ont prétendu, mais dans la Calabre 133. Le calendrier de l'Église, adopté dans le quatrième siècle 134 par le premier concile de Nicée, supposait que le cours du soleil correspondait précisément à trois cent soixante-cinq jours et six heures, et que dix-neuf années solaires équivalaient à deux cent trente-cinq lunaisons. Ces deux erreurs avaient fait, dans l'espace de plusieurs siècles, que l'équinoxe de mars, qui arrivait le 21 du mois, au temps de ce concile, avait rétrogradé jusqu'au 11 dans le seizième siècle, et que les nouvelles lunes anticipaient de quatre jours. Dix jours ôtés au mois d'octobre, en 1582, ramenèrent les équinoxes à l'ancienne époque; et la suppression du bissexte, dans la dernière année de chaque siècle, à l'exception de celle qui termine chaque quatrième siècle, prévint le même dérangement pour l'avenir. Enfin l'équation introduite dans le cycle de dix-neuf ans 135, et non pas l'invention de l'épacte, déjà connue depuis long-temps 136, remit d'accord l'année solaire et l'année lunaire.