Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Jules III, son successeur 119, fut un de ces hommes qui semblent faits pour les plus hautes dignités avant de les obtenir, mais qui s'y montrent inférieurs aussitôt qu'ils y sont parvenus 120. Pendant les cinq années que dura son pontificat, on ne vit en lui qu'un népotisme aveugle et une indolence dont sa faible santé fut le prétexte. Il ne fit ni bien ni mal aux lettres: nous n'en dirons donc ni bien ni mal. Les arts doivent seulement se rappeler que son plus grand soin fut de bâtir, hors de la porte du Peuple, de magnifiques jardins, qui, dans l'espace de trois milles de terrain, contenaient divers compartiments de cultures et d'allées ombragées de belles plantations, des édifices ornés de loges, d'arcs, de fontaines, de stucs, de statues, de colonnes 121. C'est dans ce lieu, devenu depuis célèbre sous le nom de Vigne du pape Jules, qu'il passait ses jours dans la mollesse, les festins et l'oubli des affaires 122, lorsque la mort le surprit. Son successeur, Marcel II, l'un des hommes les plus vertueux et les plus savants du sacré collége, avait montré, pendant son cardinalat, le goût le plus libéral et le plus passionné pour les lettres; mais il ne fit que passer sur la chaire de Saint-Pierre, et mourut vingt-deux jours après son élection.