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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Il ne laissait point d'enfants de son mariage avec l'archiduchesse Jeanne d'Autriche, mais trois frères, dont l'aîné, Ferdinand, était cardinal. Le pape lui avait donné la pourpre, pour consoler Cosme Ier. de la mort de ses deux autres fils, dont l'un était cardinal. Ferdinand la quitta pour la couronne ducale; et, supérieur en vertus à son frère, ne fut pas moins zélé que lui pour le progrès et la gloire des arts. Je ne pourrais que répéter ici ce que j'ai dit de Cosme et de François, au sujet des universités, des académies, de la bibliothèque, de la galerie, des édifices publics et particuliers, des honneurs et des récompenses accordés aux artistes et aux savants. Ferdinand acheva de rendre la Toscane, et spécialement Florence, un objet d'admiration et d'envie. Ce qui lui appartient en particulier, c'est l'acquisition de cette célèbre Vénus, qui, placée par lui dans la galerie de Florence, reçut le nom de Médicis, qu'elle conserve maintenant en France, parmi les riches tributs que l'Italie a payés à la valeur de nos armées 114; c'est aussi la chapelle de Saint-Laurent, commencée par ses ordres et destinée à la sépulture des grands-ducs; c'est la belle statue équestre qu'il fit élever à son père Cosme Ier.; c'est la magnifique imprimerie, en caractères orientaux, qu'il établit d'abord à Rome, et fit transporter ensuite à Florence; ce sont enfin les monuments dont il enrichit cette capitale, Livourne et Pise, et qui attestent encore la noblesse de ses goûts et son penchant naturel pour tout ce qui portait un caractère de grandeur. Il survécut de neuf ans à ce siècle, et sa gloire ne périra point dans le pays qu'il gouverna et qu'il embellit, tant que l'on y conservera quelque goût pour les arts ou quelque souvenir de l'éclat qu'ils y répandirent autrefois.

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