Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Cosme Ier. accorda une protection spéciale et de grands encouragements à cet établissement utile. Il se voyait, en avançant en âge, environné des monuments de sa magnificence, et d'une famille nombreuse qui lui promettait une longue suite de successeurs. Ce bonheur domestique fut troublé par la perte aussi cruelle qu'imprévue de deux de ses fils. Muratori rapporte ainsi cette scène tragique 107: «L'un des deux frères, nommé Jean, âgé de dix-neuf ans, était déjà cardinal, et l'était depuis deux années; c'était une sorte de privilége dans sa famille. L'autre, appelé D. Garzia, était plus jeune; tous deux annonçaient les dispositions les plus heureuses. Le cardinal Jean surtout montrait un goût décidé pour les sciences, et principalement pour les antiquités. Ces deux jeunes gens étaient à la chasse; il y avait quelque jalousie entre eux. Dans un moment où ils étaient écartés de leur suite, D. Garzia tua son frère. Cosme, informé de la mort de son fils, en soupçonna l'auteur. Il fit porter le corps sanglant dans un appartement secret de son palais, fit appeler D. Garzia, et s'enferma seul avec lui et le cadavre. Cette apparition subite ayant forcé le fratricide d'avouer son crime 108, le père, saisi de fureur, lui arracha son épée, l'en perça de sa main, et fit courir le bruit que ses deux fils étaient morts d'une épidémie qui régnait alors à Florence.»