Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Quant aux arts du dessin, l'histoire de Cosme Ier. est, à proprement parler, leur histoire. La description des édifices dont il embellit Florence, des statues et des autres ouvrages de sculpture qu'il y fit élever, des peintures dont il orna les édifices publics et ses propres palais, remplit des volumes entiers dans les recueils consacrés à la gloire des arts. Aux grands artistes qui avaient illustré les derniers temps de la république, à ce Michel-Ange qui lui seul les égalait tous, succédèrent à la fois dans la peinture un Fra Bartolomeo di San Marco, un Andrea del Sarto, un Jacques Pontormo, un Bronzino, un Vasari; dans la sculpture et l'architecture, un André de Fiesole, un Triboli, un Baccio Bandinelli, un Simon Mosca, un Rustici, un Ammanati, et tant d'autres qu'il suffit de nommer pour réveiller d'honorables souvenirs dans la mémoire de tous les amis des arts. Ce fut alors que Georges Vasari et le célèbre sculpteur frère Ange de Montorsoli formèrent, avec quelques autres artistes, l'académie du Dessin 105, qui contribua si puissamment à répandre à Florence le goût et la connaissance du beau. Les professeurs les plus célèbres s'y rassemblaient. Ils examinaient mutuellement leurs ouvrages, et s'excitaient par une critique éclairée et bienveillante à en produire de plus excellents et de plus parfaits 106.