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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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L'astronomie, l'art de la navigation, l'agriculture, eurent part aux libéralités et aux encouragements du grand-duc. Il cultivait lui-même plusieurs branches de connaissances; tout le temps qu'il pouvait dérober aux affaires était employé à l'étude. Non-seulement il savait le nom des plantes, leur origine et leurs propriétés; il les faisait encore distiller devant lui, et en tirait lui-même des sucs et des essences, des médicaments ou des parfums. Mais son plus grand plaisir était de lire ou de se faire lire les anciens historiens, et ce qu'il y en avait alors de modernes. Lors même qu'il était malade, il ne pouvait se priver de cet agréable et utile passe-temps. C'est ce qui donna tant d'essor à ce genre de littérature, et ce qui fit briller à la fois dans l'histoire un Varchi, un Nerli, un Ammirato 104. Il n'en est pas ainsi de la poésie, dont il paraît que le grand-duc faisait peu de cas. C'est le premier des chefs de la maison de Médicis à qui l'on puisse reprocher cette indifférence. Aussi, pendant son règne, Florence s'occupa beaucoup de disserter sur la poésie; mais à cette époque, féconde en grands poëtes, si elle en produisit plusieurs, elle n'en conserva aucun dans son sein, qui eût une grande célébrité.

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