Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Ce peu de services rendus aux lettres disparaît, il est vrai, devant les services immenses que leur rendit le successeur de Jules, le célèbre Léon X. Fils de Laurent de Médicis, si justement nommé le Magnifique, élevé par Politien, au milieu des savants, dont le palais de son père était toujours rempli, Jean de Médicis avait mieux profité que le malheureux Pierre, son frère aîné, de cette éducation toute littéraire 8. Laurent s'était servi de son crédit auprès du pape Innocent VIII pour faire élever au cardinalat ce fils encore enfant, puisqu'il n'était que dans sa treizième année 9, sous la condition seulement de ne porter que trois ans après les marques de cette dignité. Le jeune cardinal passa ces trois années à Pise, appliqué, sous son maître Politien et sous d'autres habiles professeurs, à ses études littéraires et à celles que son état lui commandait. A seize ans et quelques mois il reçut l'investiture 10, et alla siéger à Rome parmi les princes de l'Église.