Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Clément VII n'avait d'abord rien changé, en apparence, à la constitution des Florentins en leur donnant pour chef son fils; mais Alexandre et le cardinal Hippolyte, et d'autres cardinaux de la famille ou du parti des Médicis, gouvernaient en effet despotiquement la république au nom du pape, lorsque Rome fut pillée et Clément fait prisonnier. Alors Florence se crut libre. Les Médicis en furent chassés; leurs statues et leurs armes furent brisées, et le gouvernement populaire encore une fois rétabli. Le pape fut surtout blessé des excès auxquels le peuple s'était emporté contre les marques d'honneur qui appartenaient à sa famille, et il résolut de s'en venger. Ce fut un de ses premiers soins, lorsqu'il se fut réconcilié et ligué avec l'empereur. Charles Quint donna sa fille naturelle, Marguerite d'Autriche, en mariage à cet Alexandre, à ce fils d'un prêtre et d'une esclave, et s'engagea à rétablir dans tout son pouvoir, à Florence, la maison des Médicis. Les Florentins refusaient de se soumettre: ils osèrent même résister aux armes de l'Empire; la Toscane fut ravagée pendant dix mois; il fallut enfin céder, et la condition des Florentins devint plus mauvaise par leur résistance. Un décret de l'empereur 85 déclara chef de la république Alexandre de Médicis, ses fils, ses descendants, et, à leur défaut, quelqu'un de la maison des Médicis. Ainsi, Florence se vit tout à la fois soumise à une famille dont elle avait voulu secouer le joug, et à l'autorité impériale qu'elle avait toujours refusé de reconnaître.