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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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La politique et la guerre occupèrent trop Clément VII pour qu'il pût accorder aux lettres et aux arts tout ce que son nom avait fait espérer de lui. Cependant il rappela Sadolet à sa cour; il protégea et traita honorablement deux poëtes qui brillèrent alors dans la poésie latine, Vida et Sannazar, et un autre qui enrichit la poésie italienne d'un genre peu fait pour lui concilier la faveur du chef de l'Église, mais homme d'esprit, de talent et même de génie, le Berni 71. Il rechercha Erasme, comme l'avait fait Léon X, et lui adressa même des invitations plus efficaces, puisqu'il lui envoya deux fois, en présent, deux cents florins d'or 72. L'académie romaine reprit, dans les premières années de son pontificat, tout son éclat et l'aimable gaîté de ses réunions; mais le pillage de 1527 lui porta le coup le plus funeste, en dispersa tous les membres, et cette catastrophe, que le pape avait attirée sur Rome, y détruisit pour long-temps tout ce que ceux de ses prédécesseurs, qui aimaient le plus les lettres, avaient établi en leur faveur. La bibliothèque du Vatican, si libéralement enrichie par Léon X, fut ravagée; les livres et les manuscrits les plus précieux devinrent la proie d'une fureur ignorante et barbare, comme ceux de la bibliothèque des Médicis l'avaient été précédemment à Florence. Heureusement pour les lettres, les restes, encore très-riches, de cette dernière collection, étaient alors en sûreté. Le sort qu'ils avaient éprouvé mérite de nous occuper un instant.

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