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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Qui les tirera de cette fatigante prison, et réunira deux amants qui sont à la fois si près et si loin l'un de l'autre? C'est le paladin Astolphe. J'aurais pu faire mention de lui en parlant de l'île d'Alcine: il y a joué un assez grand rôle. D'abord amant de cette fée, ensuite changé en myrte quand il avait cessé de lui plaire, c'est en cet état que Roger le trouva dans son île 676. Quand Mélisse en retira Roger, elle délivra aussi Astolphe, qui se rendit avec lui et les autres chevaliers désenchantés, auprès de la sage Logistille. Outre les leçons de cette bonne fée, il en reçut encore deux présents très-précieux: l'un était un livre qui apprenait à détruire les enchantements les plus forts; l'autre un cor si bruyant et si terrible, qu'il mettait en fuite quiconque en entendait le son 677. Avec ce cor, ce livre, ses bonnes armes et sa lance d'or, Astolphe, en quittant les états de Logistille, avait été conduit par mer dans le golphe Persique 678. Il avait pris de là son chemin par terre, sur son excellent cheval Rabican, avait traversé l'Arabie, et, parvenu jusqu'en Égypte, y avait couru les aventures les plus extraordinaires, dont, au moyen de sa lance et de son cor, il était toujours sorti avec gloire.

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