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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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A ce récit, à cette vue, l'infortuné verse un torrent de larmes. Il sort de ce lieu de supplice, reprend ses armes, rentre dans la forêt, parcourt les routes les plus obscures, en poussant des cris et des hurlements affreux. Il revient sur ses pas, revoit les inscriptions et les monuments d'amour. Alors il ne se connaît plus; il tire sa formidable épée, coupe les arbres, taille les rochers, les fait voler en éclats, détruit la grotte, comble de débris, de rocailles et de branchages le ruisseau et la fontaine, tombe enfin étendu sur la terre, muet de rage, sans mouvement, et les yeux tournés vers le ciel. Pendant trois jours et trois nuits, il reste dans cette attitude, privé de nourriture et de sommeil. Le quatrième jour, il se livre à de nouveaux accès de fureur; il arrache ses armes, les disperse dans la forêt, déchire ses vêtements, reste absolument nu, et court ainsi dans la campagne, brisant ou déracinant comme des herbes fragiles les chênes, les hêtres et les ormeaux. Les laboureurs de ces cantons accourent et l'environnent 666. Il frappe et tue tout ce qui l'approche, met le reste en fuite, assomme les chevaux, les bœufs, les troupeaux entiers. De ses poings, de ses pieds, de ses dents, il rompt, fracasse et déchire. L'épouvante est dans tout le pays. On déserte les villages; il y entre, dévore les plus grossiers aliments, s'élance de nouveau dans la plaine, se renfonce dans les bois, poursuit les daims, les sangliers, les atteint, les met en pièces, et se nourrit de leurs chairs.

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