Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Je dois ajouter, en conscience, que les plus vifs de ces détails ne sont point dans le vieux roman italien en prose 940, et ne sont dus qu'à la muse dévote qui s'était emparée de ce sujet, tant les premières habitudes ont d'empire! Au reste ce chant comme tous les autres, commence par une prière ou invocation adressée au Très-Haut, et ensuite à la Sainte-Trinité, pour qu'ils soient toujours en aide au bon chevalier. Tous ces débuts de chants sont des prières à peu près semblables. Enfin, à ce seul endroit près, que l'on peut passer si l'on veut, comme on est averti dans l'Arioste de passer la Nouvelle de Joconde, tout respire dans ce poëme l'édification la plus parfaite. Si l'on en excepte ce seul chant, ni femme, ni veuve, ni vierge ne se durent croire obligées de cacher un si chaste ouvrage. Mais éprouvèrent-elles le même attrait à le lire; et ce dangereux Orlando ne se glissa-t-il pas souvent sous le pupître, sur lequel l'édifiant Meschino était ouvert?