Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
D'autres chantèrent les amours de Marfise, sa sœur 914, et ses bizarreries 915; elle fut aussi chantée par cet effronté de Pierre Aretin, dont l'esprit inconstant se portait sur tous les genres et ne réussit véritablement que dans celui qui l'a rendu le chef des écrivains sans retenue et sans pudeur: il entreprit un poëme de Marfise 916, et n'alla pas plus loin que le second chant: il en entreprit un autre des larmes d'Angélique 917, et son essor poétique s'arrêta de même au second pas. Une Bradamante jalouse 918 ne put aller au-delà de cinq chants; un Richardet amoureux resta imparfait au quatrième 919. Astolphe parut aussi deux fois dans le monde poétique, sous deux titres différents 920. On y vit paraître un Artemidoro, fils prétendu de Charlemagne 921, et un Argentino, qui, dans trois différentes parties, ne comprend pas moins que la délivrance de la Terre-Sainte, de Trébisonde, de Paris et de Rome 922. On vit enfin un Belisard, frère de Roland 923; et pour finir cette liste par le nom du paladin, principal acteur dans tous ces poëmes chevaleresques, la vie et la mort de Saint-Roland furent la matière d'un poëme 924 qui promet de l'édification, mais où l'on ne trouve que de l'ennui.