Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Une renommée moins brillante que celle du Bojardo et du Berni est celle de Louis Dolce; et cependant il fut loin d'être un écrivain et un poëte sans mérite; ce fut surtout un des auteurs les plus laborieux et les plus féconds qui aient jamais écrit. Grammairien, rhéteur, orateur, historien, philosophe, poëte tragique, comique, épique, lyrique, satyrique, éditeur, traducteur, commentateur infatigable, il s'essaya dans tous les genres, mais il n'excella dans aucun 838. Il naquit à Venise vers l'an 1508. Sa famille était une des plus anciennes de cette république 839, mais à ce qu'il paraît, peu favorisé de la fortune. Il passa toute sa vie dans sa ville natale, enseveli dans des travaux littéraires qui lui procurèrent quelque estime, peu de réputation et encore moins de richesses. Il présida pendant plusieurs années à la correction des éditions du célèbre imprimeur Gabriel Giolito, éditions justement recherchées pour la beauté des caractères et du papier, mais qui, en dépit d'un si habile correcteur, sont le plus souvent incorrectes 840. Cette vie si occupée du Dolce ne fut troublée que par quelques querelles littéraires, surtout avec le Ruscelli, qui corrigeait comme lui les éditions de Giolito 841. On n'en connaît point d'autres circonstances. Il mourut d'hydropisie en 1569, selon Apostolo Zeno 842, et selon Tiraboschi[ 843, dès 1566.