Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
L'Arioste revient alors sur ses pas jusqu'à l'endroit où il a laissé Angélique seule dans un bois avec un vieil ermite, qui a sur elle des desseins peu conformes à son état et à son âge. Elle est exposée avec lui à une aventure qui n'est ni la plus agréable, ni la plus décente du poëme 637; surprise ensuite au bord de la mer par des corsaires et emmenée dans l'île d'Ebude, près de l'Irlande, pour être dévorée par un monstre marin 638. Le roi de cette île avait encouru la colère de Protée. Pour l'apaiser, il fallait exposer tous les jours au pied d'un rocher une jeune fille que le monstre venait dévorer. Angélique y est conduite et attachée. Elle n'attend plus que la mort. Là, le poëte l'abandonne, pour parler enfin de Roland 639, qui n'a point encore figuré dans l'action du poëme.