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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Il paraît même qu'il ne craignait pas de se faire des querelles dans l'autre, et qu'il en traitait fort cavalièrement les puissances. On le voit par ce début d'un de ses chants, dont le premier vers rappelle qu'il était ecclésiastique et chanoine 836: «Si l'on ne risquait pas de devenir irrégulier, (c'est-à-dire, en termes du métier, d'être déclaré incapable de remplir toutes fonctions), je dirais que je désirerais ardemment d'avoir vu ce combat magique dans lequel Maugis fut vaincu, pour savoir si le diable est réellement tel qu'on le dit, s'il est aussi laid qu'on le représente; car je ne vois pas qu'il soit partout le même; là, il a plus de cornes, et ici un peu plus de queue. Mais qu'il soit ce qu'il voudra, je ne le crains guère; il ne peut faire de mal qu'aux méchants et aux désespérés; et j'ai d'ailleurs un remède qui me rassure, car je sais faire le signe de la croix 837.» Peut-être est ce làun de ces traits que le sévère Gravina regardait comme impies; mais les juges les plus compétents dans cette matière, n'en jugèrent apparemment pas ainsi, puisqu'ils ne mirent jamais à l'index le Roland amoureux du Berni.

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