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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Ce n'est pas que le Berni s'élève jamais aussi haut que l'Arioste le fait quelquefois, ni qu'il ait cette vigueur poétique que l'Homère de Ferrare sait presque toujours mêler aux grâces habituelles de son style. Il ne manque cependant pas, quand il le faut, d'une certaine force; mais c'est la facilité, l'abandon qui surtout le caractérisent. Il se joue plus souvent encore que l'Arioste de son art, du lecteur, de lui-même 827; et il descend plus bas que lui. Tiraboschi lui a reproché d'avoir défiguré son ouvrage par les plaisanteries et les récits trop libres, et même impies qu'il y a insérés 828. Cependant les circonstances sont presque toujours les mêmes, rendues le plus souvent dans le même nombre de vers; le coloris seul est changé. Il n'est pas, il faut le dire, beaucoup plus libre que celui de l'Arioste; et il est plus brillant, plus poétique que celui du Bojardo. Les locutions prosaïques, populaires, contraires à l'harmonie ont disparu; une expression vive, nombreuse, singulièrement facile et qui paraît toujours couler de source, en a pris la place. Tout est refait, mais à neuf, et sans que l'on reconnaisse nulle part la première main.

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