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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Mais de toutes les belles comparaisons qui s'offrent presque à chaque page dans le Roland furieux, la plus sublime peut-être est celle dans laquelle l'Arioste compare Médor entouré d'ennemis auprès du corps de son roi, et ne pouvant ni l'abandonner ni le défendre, à l'ourse surprise par des chasseurs dans son antre avec ses petits. C'est ainsi que le génie poétique rapproche les objets les plus éloignés, et trouve des rapports là où la nature n'avait mis que des différences. «Comme une ourse que le chasseur des montagnes vient attaquer dans sa tanière rocailleuse 813, se tient debout sur ses petits, le cœur incertain, et frémit avec l'accent de la tendresse et de la rage, la colère et sa cruauté naturelle la poussent à étendre ses griffes, à baigner ses lèvres dans le sang; l'amour l'attendrit et la ramène vers ses petits, qu'elle regarde encore au milieu de sa fureur.» Cette admirable octave, que je suis loin d'avoir pu rendre, avec la triple infériorité de la langue, de la prose et du talent, est imitée et même presque littéralement traduite de Stace; mais traduire aussi poétiquement un poëte, c'est l'égaler et presque le vaincre; copier ainsi, c'est créer 814.

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