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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Il paraît ne pas prendre un ton moins élevé lorsqu'il veut terminer le voyage d'Astolphe dans la lune, où il a retrouvé dans une fiole le bon sens de son cousin Roland 795; mais tout à coup son vol s'abaisse; il continue et finit dans le goût d'Anacréon ce qu'il avait commencé du style de Pindare. «Qui montera au ciel pour moi, madame, et m'en rapportera ma raison que j'ai perdue? Depuis qu'est sorti de vos yeux le trait qui m'a percé le cœur, je vais la perdant de plus en plus. Je ne me plains pas de cette perte, pourvu qu'elle ne s'accroisse pas, et qu'elle en reste à ce point-là; mais si cela continue, je crains bien de devenir moi-même tel que j'ai peint Roland. Pour retrouver mon esprit, il me semble que je n'ai pas besoin de m'élever jusqu'au cercle de la lune ou dans le paradis; je ne crois pas qu'il se soit logé si haut; c'est dans vos beaux yeux qu'il va errant; c'est sur votre charmant visage, sur votre sein d'ivoire et sur ses deux monts d'albâtre; c'est là que mes lèvres l'iront cueillir quand il vous plaira de me le rendre.» C'est ce que Voltaire a traduit, non pas exactement, mais on pourrait dire fidèlement, puisqu'il en a conservé l'aisance et la grâce, dans ces vers bien étonnants pour un vieillard plus que septuagénaire:

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