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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Renaud a délivré une jeune femme à qui des brigands allaient arracher la vie 792. Cette férocité indigne l'Arioste; et sans savoir encore l'histoire que cette femme va raconter, il fait que nous en sommes indignés comme lui. «Tous les autres animaux qui sont sur la terre, ou sont d'un naturel tranquille et vivent en paix, ou s'ils prennent querelle entre eux et s'ils se font la guerre, le mâle ne la fait point à sa femelle; l'ourse erre avec l'ours en sûreté dans les bois; la lionne repose auprès du lion; la louve est sans défiance avec le loup, et la génisse n'a rien à craindre du taureau. Quelle peste abominable, quelle Mégère est venue troubler le cœur de l'homme? On entend sans cesse l'époux répéter contre son épouse des propos injurieux; on le voit outrager son visage et y imprimer des marques noires et livides; on voit l'épouse baigner de larmes le lit nuptial; et même quelquefois la colère insensée ne le baigne pas uniquement de pleurs, mais de sang. L'homme ne paraît pas seulement commettre un grand crime, mais un crime contre nature, et un acte de rébellion contre Dieu, s'il va jusqu'à frapper une belle femme au visage ou à lui rompre un seul cheveu; mais que celui qui lui donne du poison, ou qui lui arrache la vie par le lacet ou le poignard, que celui-là soit un homme, je ne le croirai jamais; c'est, avec une face humaine, un esprit échappé des enfers.»

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