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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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C'est l'événement que le poëte commence ou continue de raconter qui lui dicte le sujet et le ton de chaque exorde. Quand le jeune Médor fut au milieu des bois et de la nuit, chargé du corps inanimé de son roi, «personne, dit le poëte 791, (et l'on voit que sa position, souvent orageuse, à la cour de Ferrare, lui a fourni, autant que celle de Médor, l'idée de ces maximes), personne ne peut savoir de qui il est aimé, tandis qu'il est heureux et assis au haut de la roue. Il est alors entouré de vrais et de faux amis, qui lui montrent tous une fidélité pareille; mais si son bonheur se change en infortune, la foule adulatrice tourne ailleurs ses pas; celui qui l'aime de cœur reste seul avec courage; et même après la mort, il l'aime encore. Si le cœur se montrait comme le visage, tel qui dans une cour est au nombre des grands et opprime tous les autres, et tel qui jouit peu de la faveur du maître, changeraient entre eux de destinée; cet homme obscur deviendrait bientôt le premier, et ce grand seigneur serait confondu dans les derniers rangs. Mais revenons à Médor qui fut si reconnaissant et si fidèle, que pendant la vie et après la mort de son maître, il l'aima toujours également.»

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