Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Ce ne sont-là, pour ainsi dire, que les préliminaires de l'action; c'est ici qu'elle commence à s'engager et que l'on a besoin, pour l'entendre dans l'Arioste, de se rappeler ce qu'on en a vu dans le Bojardo. Cette terrible Bradamante qui traite si rudement les chevaliers les plus braves, est cependant occupée d'un soin plus analogue à son sexe et à son âge. Elle va cherchant son cher Roger, qu'elle aime tendrement et qui l'aime de même, quoiqu'ils ne se soient vus et parlé qu'une fois, le jour où ils furent séparés par une troupe de Sarrazins, et où elle se laissa emporter à la poursuite de celui qui l'avait blessée 627. A quelque distance du lieu où elle avait renversé Sacripant elle trouve Pinabel, de cette perfide race de Mayence, ennemie de celle de Clairmont et de Montauban. Il la trompe, l'égare dans les montagnes et la précipite dans une caverne, où il croit qu'elle trouvera la mort 628. Elle y trouve au contraire le tombeau prophétique de Merlin, et la bonne magicienne Mélisse, à qui sa venue était annoncée, et qui, après lui avoir prédit et avoir fait passer sous ses yeux tous les héros futurs de la maison d'Este, qui doivent naître de son union avec Roger, lui enseigne ce qu'elle doit faire pour le retrouver et pour le tirer du château magique où le vieil Atlant, cet ancien guide de sa jeunesse, le tient de nouveau renfermé 629.