Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Tandis que cette flotte, pourvue de tous ses équipages, attend un bon vent, le hasard amène au milieu des vaisseaux celui qui portait les prisonniers français qu'on se rappelle que Rodomont avait envoyés en Afrique 736. Le vent l'avait écarté du port d'Alger où le pilote voulait entrer, et il ne s'aperçut qu'il était au milieu d'une flotte ennemie que lorsqu'il n'était plus temps. Dans ce vaisseau se trouvaient Brandimart, Sansonnet, Olivier et plusieurs autres paladins qui se réunirent avec joie au bon Astolphe. Il avait délivré, peu de jours auparavant, par un échange, Dudon, fils d'Oger le Danois, depuis long-temps prisonnier en Afrique. Tous ces braves étaient rassemblés, lorsqu'un bruit soudain se fait entendre. Le trouble se répand parmi le camp sur le rivage. Un homme furieux, seul et nu, cause tout ce tumulte 737. Armé d'un énorme bâton, il a osé attaquer l'armée. Il a déjà tué plus de cent soldats; les autres n'osent plus le combattre que de loin et avec des flèches.