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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Le paladin et l'apôtre arrivent au magasin du bon sens. Il y en a une masse aussi haute qu'une montagne. Ce sont des fioles bien fermées, remplies d'une liqueur subtile et qui s'évapore facilement. Les unes sont plus grosses, les autres moins, selon le volume du bon sens qu'elles renferment. Celle du comte d'Anglante est la plus forte de toutes. On lit dessus en grosses lettres: Bon sens du paladin Roland. Astolphe la met à part pour l'emporter avec lui. Toutes les autres ont aussi leurs étiquettes. Astolphe y trouve les fioles de beaucoup de gens qu'il avait crus fort sages, et surtout qui se croyaient tels. L'Arioste n'oublie ni les astrologues, ni les sophistes, ni les poëtes; mais ce qu'Astolphe attendait le moins, c'est qu'il y trouve aussi une partie de son bon sens. L'auteur de l'obscure Apocalypse 727 (ce sont les propres mots du texte), lui permet de prendre sa fiole; il l'ouvre, respire avidement tout ce qu'elle contient; et depuis ce temps, à peu de chose près, ce fut, de l'aveu de Turpin, un homme parfaitement sage.

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