Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Il tire cependant parti de la fin de ce récit pour la suite de son action. Il en résulte non-seulement que depuis Constantin les aïeux de Roger et de Marfise ont été chrétiens, mais que leur père et leur mère ont péri par les embûches et les cruautés du père, de l'aïeul et de l'oncle d'Agramant 721. Marfise veut se rendre sur-le-champ à l'armée du roi Charles, recevoir le baptême et ne plus combattre que pour la foi de ses aïeux. Roger voudrait en faire autant; mais avant tout Agramant a reçu son serment de fidélité. C'est ce roi qui l'a armé chevalier; il l'a comblé d'honneurs et de bienfaits; il est tombé dans le malheur; ce n'est pas là le moment de le quiter. Il restera donc auprès de lui jusqu'à ce que le cours des événements l'ait dégagé de sa parole et lui permette d'obéir au penchant de son cœur. Bradamante et Marfise n'ont rien à répondre: elles connaissent trop les lois de l'honneur. Après une aventure épisodique qui les arrête peu de temps 722, Roger les quitte et revient à Arles, tandis qu'elles se rendent au camp de Charlemagne qui marche à l'ennemi pour achever sa défaite et en purger enfin la France.