Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Espérant encore y soutenir la guerre, il expédie en Afrique l'ordre de lui envoyer des renforts. Marsile en fait venir d'Espagne. Agramant appelle à Arles tous les chefs qui peuvent l'y venir joindre. Rodomont, quelque chose qu'on fasse auprès de lui, refuse de quitter son pont et son tombeau. Marfise, au contraire, n'attend pas qu'on la prie; dès qu'elle apprend la déroute d'Agramant, elle vient le trouver à Arles. Depuis sa sortie du camp devant Paris, elle s'était tenue éloignée de l'armée; elle n'y venait plus que pour voir Roger, retenu dans sa tente par les suites de son combat; elle passait auprès de lui les jours entiers, et retournait le soir dans sa retraite. Malgré les menaces qu'elle avait faites en emportant Brunel, elle n'avait pu se résoudre à le pendre; elle le ramène avec elle, et le remet généreusement entre les mains du roi d'Afrique. Agramant enchanté de son retour, et touché de cet acte de générosité, ne veut pas demeurer en reste, et par politesse pour Marfise, il fait pendre par le bourreau le petit roi de Tingitane 710.