Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Cette troupe d'élite se grossit encore, en marchant vers Paris, de Guidon le Sauvage, des deux fils d'Olivier et de Sansonnet de la Mecque. Ils sont suivis de six ou sept cents hommes d'armes que Renaud entretenait toujours autour de Montauban, soldats intrépides et déterminés à le suivre jusqu'à la mort. Arrivés auprès du camp d'Agramant, Renaud les cache dans un bois en attendant la nuit 708. La nuit venue ils sortent en silence, trouvent à l'une des portes du camp la garde endormie, l'égorgent et se jettent sur les Sarrazins en criant: Renaud! Montauban! et au son éclatant et subit des clairons et des trompettes. Charlemagne prévenu dans Paris de cette attaque nocturne, sort avec des troupes choisies, attaque de son côté les ennemis, et en fait un grand carnage. Les Sarrazins sont mis en pièces. Agramant se sauve à la hâte, et se retire vers Arles avec les débris de son armée 709.