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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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La tendre Isabelle conduisait tristement vers Marseille, dans une bière, le corps de son cher Zerbin, tué sous ses yeux par Mandricard. Elle passe auprès de la retraite de Rodomont. Frappé de sa beauté, il veut qu'elle le venge de Doralice; il lui fait des propositions très-claires qu'elle repousse avec douceur. Ne pouvant persuader, il se prépare à employer la violence. Isabelle imagine alors un stratagême héroïque, pour se délivrer de la vie plutôt que d'être infidèle à la mémoire de Zerbin. Elle confie à Rodomont qu'elle sait composer avec des plantes une eau qui rend invulnérable. Cette composition finie, elle propose d'en faire l'épreuve sur elle-même, s'en frotte le cou, et dit à Rodomont d'y assener hardiment un coup de sabre. Il frappe, la tête tombe, et Isabelle n'est plus 703. L'Algérien, tout barbare qu'il est, se repent du sang qu'il a versé. Pour l'expier, il fait de cette chapelle un tombeau; il y place le corps d'Isabelle, fait élever à grands frais un monument prodigieux où la chapelle est renfermée, et construire sur la rivière un pont étroit où il force à combattre tout chevalier, chrétien ou sarrazin, qui veut passer. Toujours vainqueur, il suspend leurs armes en trophée autour du tombeau 704.

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