Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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En même temps que Roger et Marfise arrivent au camp d'Agramant, l'Esprit infernal, qui veut causer au roi Charles de nouveaux malheurs, y rassemble aussi Rodomont, Sacripant, Mandricard et Gradasse, qui en étaient éloignés depuis long-temps 692. Les Sarrazins, d'assiégés qu'ils étaient, redeviennent assiégeants. Ils font un grand carnage des chrétiens. Charlemagne rentre en désordre dans Paris. Ce qui lui restait de paladins sont faits prisonniers, excepté Oger et Olivier qui sont blessés, et Brandimart qui lui seul ne l'est pas. Les cris et les plaintes des femmes et des enfants qui se voient exposés dans Paris à de nouveaux désastres, parviennent à l'archange Michel 693. Il s'aperçoit que ses ordres n'ont été qu'à moitié suivis, et que la Discorde n'a pas fait son devoir 694. Il revole au saint monastère où il l'avait déjà trouvée. Il l'y retrouve siégeant dans un chapitre de moines pour l'élection des grands officiers de l'ordre. Elle s'amusait à voir ces révérends pères se jeter leurs bréviaires à la tête. L'ange la prend par les cheveux, lui donne des coups de pied, des coups de poing, lui rompt un manche de croix sur la tête, sur le dos et sur les bras; et de cette manière qui n'était admissible que dans l'épopée romanesque, et qu'on aimerait encore mieux n'y pas voir, l'envoie au camp d'Agramant, en lui promettant pis encore si elle en sort avant d'avoir armé les uns contre les autres tous les rois et tous les chevaliers sarrazins.