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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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On sent que l'Arioste, peu gêné par les mœurs de son temps, par le genre de son poëme, par le génie de sa langue, et tout aussi peu par son propre génie, a dû prendre bien des libertés dans un pareil sujet. Nous qui, suivant l'expression d'un ancien poëte, cultivons des Muses plus sévères 688, disons seulement que quelque envieux s'aperçut enfin de la chose, que Marsile en fut instruit, qu'il fit prendre au lit Richardet, et le condamna au dernier supplice, que le jeune et beau chevalier allait être brûlé vif, lorsque Roger arrive fort à propos pour être son libérateur 689. Il fond avec l'impétuosité de la foudre sur la canaille qui entoure le bûcher, sur les satellites, sur les bourreaux, frappe, blesse, tue tout ce qui ne s'enfuit pas. Richardet, détaché du poteau fatal, le seconde avec les premières armes qui lui tombent sous la main. Ils sortent ensemble de cette ville maudite; et c'est alors que Richardet raconte à Roger le tour de page qui a été sur le point de finir si mal.

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