Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
En 1453, la place de chancelier de la république étant devenue vacante, la réputation de Poggio et l'influence puissante des Médicis fixèrent sur lui le choix de ses concitoyens. Il quitta entièrement Rome, où il avait occupé pendant l'espace de cinquante-un ans un modeste, mais paisible emploi, et vint s'établir à Florence avec sa famille. Il y reçut bientôt une nouvelle preuve de l'estime publique, et fut nommé l'un des Prieurs des arts. Les soins et les occupations de sa place de chancelier ne le détournèrent entièrement, ni de ses travaux ni de ses querelles littéraires. Peu de temps après son retour de Florence, il eut, avec Laurent Valla, une guerre de plume presque aussi violente que celle qu'il avait avec Filelfo. Un fruit plus heureux de ses loisirs fut son Dialogue Sur le malheur de la destinée humaine 438, la traduction de l'Âne de Lucien 439 remplit aussi quelques uns de ses moments. Il se proposa en la publiant, d'établir, comme un point d'histoire littéraire, que c'était à cet opuscule du philosophe de Samosate qu'Apulée avait dû l'idée de son Âne d'or.