Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Peu de temps avant de mourir, il avait fait son testament, où il dispose de son mobilier, et laisse ce qui lui restait de bien à deux neveux, fils de Jacques, son frère aîné. Le legs le plus considérable est celui de ses livres, presque tous copiés de sa main, ou recueillis avec beaucoup de fatigues et de dépenses. Il en fait don à un certain père Martin, religieux de Saint-Augustin, son exécuteur testamentaire et sans doute son directeur, qui dut les laisser à son couvent; ils se sont ensuite perdus. Un savant célèbre, Niccolo Niccoli, fit, dans le siècle suivant, un acte de générosité qui devait les sauver; il fit faire et orner à ses frais, dans ce couvent, une pièce exprès, où les livres de Boccace furent déposés; mais le temps a fait disparaître la chambre, les ornements et les livres 39. On remarque aussi dans ce testament qu'il n'y fait aucune mention d'un fils naturel qu'il avait eu dans sa jeunesse, et qui était établi à Florence. Ce fut cependant ce fils qui présida à ses funérailles, et qui le fit enterrer honorablement à Certaldo. Il fit graver sur la tombe de son père, une inscription en quatre vers latins, que Boccace avait composée lui-même. Ces vers sont médiocres, excepté le dernier, qui dit avec concision et élégance que Certaldo fut sa patrie, et la douce poésie son étude 40: