Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Si l'on ne lit guère le Quadriregio ni le Dittamondo, qui cependant ne sont rien moins que des ouvrages méprisables, on lit beaucoup moins encore plusieurs autres poëmes très-sérieux composés vers la fin de ce siècle, et dont les auteurs entreprirent d'écrire en vers l'histoire de leur temps. Un certain Boezio di Rainaldo, qu'on appelle communément Buccio Renalto, écrivit en vers, qui ressemblent à nos alexandrins, et qu'on a depuis nommés martelliens, l'histoire d'Aquila, sa patrie, depuis 1252 jusqu'à 1352. Antonio di Boezio, ou di Buccio, continua cette histoire, dans deux autres poëmes du même genre, jusqu'en 1382. Muratori a recueilli ces trois faibles productions dans ses Antiquités italiennes 280, à cause des renseignements qu'elles fournissent à l'histoire. C'est au même titre qu'il a inséré dans sa grande Collection des historiens d'Italie 281 une chronique d'Arezzo, de 1310 à 1384, écrite en terza rima, par le notaire Ser Gorello de' Sinigardi, qui n'aurait pas écrit en vers plus plats des contrats ou des testaments.