Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Rien ne s'oppose plus à ce que l'auteur arrive au séjour des Vertus. Toujours guidé par la déesse de la Sagesse, il pénètre dans le paradis terrestre; c'est là qu'elle doit le quitter. Ils y trouvent Énoc et Élie, qui sont très-surpris de les voir, et leur demandent comment ils sont entrés, quelle puissance ou quelle audace les a conduits. Minerve répond; et pour achever la vraisemblance de dialogue entre une déesse du paganisme et deux prophètes dans le paradis, elle dit que l'Agneau de Dieu 279 lui en a ouvert la porte. Après cette explication elle dit adieu au poëte, et le remet entre les mains d'Énoc et d'Élie, comme on doit se rappeler que Béatrix a remis Dante entre les mains de Saint-Bernard. Federigo Frezzi fait des adieux presque aussi tendres à Minerve, et lui promet qu'en reconnaissance des bienfaits qu'il en a reçus il ne cessera jamais de la chercher et de la suivre sur la terre.